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Créée par un arrêté du préfet de la Charente-Maritime du 1er, elle regroupe les anciennes communes de Péré et de Saint-Germain-de-Marencennes. Un peu d'histoire...

Marencennes est l'un des plus anciens villages de l'Aunis : Il est mentionné dans une charte d'Hugues Capet (987-997) et l'on suppose que l'origine de son nom vient de "mare antiquum", c'est-à-dire "mer ancienne". Il est séparé de Saint Germain par la vallée de la Gères, affluent de la Devise qui vient sur un très faible parcours, arroser les terres de cette commune et la couper d'une vallée transversale. Elle termine son cours dans le Canal de Charras dont les travaux, commencés en 1345, repris en 1784 furent achevés en 1812.
Au cours de la Révolution, le village est rebaptisé Germain-la-Rondée.

Avant 1789, la commune était riche surtout en bois, chanvre, froment et vin.
Ce qu'on appelle "les mottes" était la terre privilégiée du chanvre et chaque famille avait sa "motte".


A cette époque, Saint Germain ne comptait guère plus de 320 habitants. Les Bugaudières étaient rattachées à Muron et Marencennes, Mounet, Etourneau, Les Ances, Tric-trac à Saint Pierre de Surgères. Le 14 décembre 1789, le territoire des Bugaudières est rajouté à celui de Saint Germain.

Le 6 août 1850, sous l'administration de Louis-Auguste Foucaud, Marencennes est réuni à Saint Germain qui se compose alors, outre le bourg, de 6 villages et de 13 hameaux ou fermes.Saint Germain de Marencennes était né. La commune comptait alors 1300 habitants pour une superficie d'environ 1600 hectares.

C'est à cette époque que furent construits les trois ponts de Marencennes.
Alors aussi, le Conseil pensa à la construction d'une église. En 1846, les communes de Saint Pierre et de Saint Germain avaient songé, un moment, à se réunir pour le spirituel, en utilisant la vieille chapelle de Saint Nicolas. Mais le ministre des cultes avait ajourné cette affaire. Puisque les deux communes étaient réunies, on reprit la question. La construction de l'église et du presbytère ainsi que la maison des soeurs de charité (actuellement propriété de la Maison Familiale Rurale) furent l'oeuvre personnelle de la famille Foucaud-Vinet.

Pendant les fonctions de Maire de Monsieur Vinet (1871-1888) fut construite la maison de l'école des garçons et si cet homme avait usé ses forces à faire le bien dans la commune et surtout si le résultat ne fut pas ce qu'il en espérait, c'est que le phylloxera était venu ruiner le pays.
La population fut ramenée à 700 habitants environ, cependant on commençait à s'orienter vers l'élevage et la culture intensive car le sol argilo calcaire sur les hauteurs se prête à la culture et la vallée formée d'alluvions très fertiles permet l'élevage (la tourbe actuellement inexploitée abonde dans le sous-sol).

Situé dans un vallon, non loin des cours de la Devise et de la Gères, Péré était autrefois une Seigneurie importante du Moyen-âge qui possédait le droit de Haute Justice.

Vers le XVème siècle, l'église Saint Martin est un ancien prieuré, autrefois rattaché à Saint Gilles de Surgères et dépendant de l'évêché de Saintes. Toutes les archives pastorales ont disparu. Elles étaient entreposées à la bibliothèque diocésaine de Saintes qui a brûlé au XIXème siècle.


Le Château dépend de celui de Vandré par la famille des Poussard : Jean Poussard, cité en 1399, est seigneur de Péré, Vandré et Saint-Marc. La seigneurie de Vandré étant en Saintonge, le château de Péré est ensuite rattaché à cette province, devenant ainsi une enclave saintongeaise dans la terre d'Aunis.

Vers 1140, les Poussard s'allient à la famille de Soubise puis à celle de Barbezières en 1534. En 1600, les Mauclerc sont seigneurs de Péré. Vers 1644, les protestants de la région s'y rassemblaient pour écouter leur office. Succèdent ensuite les Vast-Vineux, derniers seigneurs de Péré. Ces derniers ont vendu le château à la famille du propriétaire actuel.

Aux XVIIIème et XIXème siècles, le territoire était essentiellement planté de vignes. Aucune rivière ne traversant le village, de nombreux puits ont été creusés. Ces puits se tarissant l'été, la population a été contrainte de faire plusieurs kilomètres pour trouver l'eau pendant de très nombreuses années, jusqu'à l'arrivée de l'adduction d'eau en 1942.

Essentiellement rurale, la commune est formée de 2 gros villages : Péré et Les Chaumes.

Les Blasons

Le Blason consacré à Raimond Péraud :

Raimond Péraud est né à Marencennes "Roiffé", paroisse de Saint Pierre de Surgères, le 28 mai 1435, d'une famille obscure.
Il devint Prieur de l'Aumônerie de Saint Gilles. Louis Si qui résidait à Surgères en 1492 reconnut sa valeur intellectuelle et l'envoya en mission auprès du Pape Innocent VIII (sur blason 1ère poire or). Il fut nommé Evêque de Gürck, en Carinthie (Autriche), puis Ambassadeur de France à Rome auprès du Pape Alexandre VI Borgia (2ème poire or). Il fut nommé Cardinal en 1493 (3ème poire or). Il officia aux cérémonies des obsèques du roi Charles VIII en 1498. Il joua un rôle diplomatique important en Europe. Il fut, en particulier, chargé de négocier entre Louis XI et l'empereur Maximilien d'Allemagne. Son tombeau se trouve dans l'église de Viterbe en Italie, ville où il mourut en 1505.

Que signifie ce blason, que représente-t-il ?

On peut voir : un chapeau de cardinal "de gueule" (couleur rouge des émaux) avec glands et un cartouche (ornement architectural représentant ici les deux figurines) chaque côté.
Au centre, un soleil d'or accompagné de trois poires également en or chaque poire représentant un évènement important de la vie de Raimond Péraud).
Au chef d'or (c'est-à-dire la partie supérieure) une aigle éployée "de sable" (couleur noire des émaux) cette aigle est l'emblème de la ville de Viterbe en Italie.

Blason de la famille des Poussard à Péré

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