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vendredi, 23 octobre 2020 19:43

Offrez-vous un instant d'évasion en découvrant ce poème.

Un  Jour  le  Village...

01 p1 Péré Le Parc Redim

Savoir comprendre, l'endroit où se pose ton regard,

Reste sans aucun doute, admirer son village,

Pour cela, il faut chercher à l'apprécier davantage,

La contemplation, c'est la façon d'aimer, sans crier gare.

La faune, la flore, l'objet, le regard, l'environnement,

Comme la gloire, ce goût envahissant t'habite étrangement.

Un détail, une anecdote, une silhouette, une ambiance,

C'est la lumière à l'instant, pour un long moment intense.

02 p1 Tournesol Redim

L'oiseau, saute de branche en branche, au choix libre,

L'habitant, de ruelle en chemin, flâne librement.

Passer le porche du Prieuré, laisser le puits, pour la superbe Église St Martin,

Retrouver l'impasse des jardins, donner le pas, où pousse l'herbe, sur le petit chemin,

Pouvoir s'évader pour l'un et s'envoler pour l'autre,

Même magie, à prendre l'espace, sans utiliser la piautre.

03 p2 Pie    04 p2 Impasse du Prieuré

Le dos courbé, de la Dame âgée, porte encore tout le travail fait,

Le regard usé, du vieux Monsieur, montre toujours le lourd labeur.

Ces personnes, de moins en moins nombreuses, malgré les rides, sont le reflet,

A la construction et l'ambiance, pour héritage du lieu, qui habite ton cœur.

Ces endroits simples, parfois pauvres, voir austères,

Mais toujours avec l'ambition, à vos goûts les satisfaire,

Regarder la pierre, toucher l'arbre, prendre l'air et ses parfums, écouter l'eau,

Encore et encore, conjugue mon envie dévorante, à grands flots.

05 p3 Abreuvoir Pierre    06 p3 Arbre

Vouloir connaître ces valeurs humaines, pour bonheur,

De l'ancien agriculteur, qui a peint cette terre de sa sueur.

Du fermier, sans vacances, qui soigne son cheptel quotidiennement,

Le foin à couper, l'arrachage de la betterave, les bêtes à traire, le tout manuellement.

L'élevage de poules, de canards, de lapins, pour complémenter,

La dure tâche à couper puis rentrer le bois pour l'hiver, se réchauffer,

Le cultivateur disparu, son invention à ramasser les fraises assis, me raconta,

Le jeune retraité me justifia, la difficulté à aider les vaches à mettre bas,

A l'époque, cette agriculture, était en partie vivrière,

Cette autosuffisance oubliée, avec l'aide des moyens modernes, on rentabilise la terre.

L'actuel exploitant, m’embarquant dans sa machine, le colza récolter,

Toujours en cabine, dans une autre moissonneuse, le tournesol il faut couper,

Expérience tellement instructive, que l'évolution ne cesse de vous déborder

Quoi de mieux, pour comprendre un peu, de ce passionnant, beau mais dur métier.

07 p4 Vaches    08 p4 Moissonneuse

Le facteur ou la boulangère, assidûment, anime les rues par nécessité,

Le chien derrière sa barrière, qui attend mon passage, pour vite à son maître, le crier.

Sur le banc dans le parc, l'Homme le plus âgé, de sa sortie routinière, me parla,

Alors que l'ancien Édile, me conta ce que d'hier, ce village il aima.

Et la grande sagesse, recommandée, par notre Dame centenaire,

Lire, toujours lire, sortir, toujours sortir, garder les bonnes manières,

Les nouveaux, qui donnent la gaîté, avec le sourire du midi,

Ils profitent et contribuent, aux joies et fêtes, avec beaucoup d'envie.

Ces cris familiers, qui nous donnent, la direction de l'école, en récréation,

Mais aussi le besoin absolu, à la protéger avec application.

Quoi de mieux, quand hier, est encore aujourd’hui et que demain,

Sera tout le souvenir, à faire la richesse de ce beau village, devenu mien.

09 p5 Chien    10 p5 Ecole

L'immersion semi difficile, plutôt lente, mais jamais inquiétante,

Laisse entendre, que si les villageois sont curieux, ils dévoilent peu leurs passés.

l’accueil ils le feront, mais bien prudemment, parfois avec douce attente,

L'histoire ne s'achète pas ici, mais se donne par complicité.

Plus loquaces sur leurs concurrents, que sur leurs propres parcours,

Passeurs de mémoire, sans le savoir, ils ont fait le village, de jour en jour.

Les cœurs des gens d'ici, sont ni doux ni durs, mais parfois tendres,

Il faut venir d'ailleurs et savoir attendre, pour mieux les comprendre.

C'est la résonance à l'attente, de mon désir à connaître les gens,

Je trouve tout ce que j'aime en cet endroit, avec la chaleur de ses habitants.

11 Fin Arc en Ciel Redim

L'âme de mon village, façonne l'entendement, à ma quête éprise,

Le seul remerciement, ne pas oublier la souvenance apprise.

                                                  Gilbert